Plastique

 

La bakélite

 

Bakélite est la marque d'un matériau constitué à partir d'une résine de formaldéhyde de phénol thermodurcissable aussi appelée phénoplaste (sigle PF), dont la nomenclature chimique officielle est anhydrure de polyoxybenzylméthylèneglycol, développé en 1907–1909 (breveté le 7 décembre 1909) par Leo Baekeland, un chimiste américain d'origine belge. De la classe des phénoplastes, la Bakélite est formée lors de la réaction chimique (polycondensation) entre le phénol et le formaldéhyde (méthanal) sous pression et température élevées, en général avec un agent de remplissage comme de la poudre de bois.

Ce fut le premier plastique fait de polymères synthétiques. On l'utilisait alors pour ses propriétés isolantes et thermorésistantes pour fabriquer les boîtiers de radios et de téléphones, comme isolant électrique, de même que dans divers ustensiles de cuisine, de bijoux et de jouets. L'attrait de la Bakélite dans les dernières années en a fait des objets de collection.

 Histoire :
La bakélite est une résine synthétique qui a été découverte en 1906 par un chimiste belge, le docteur Léo Baekeland, né à Gand en 1863. Emigré aux Etats-Unis, passionné de photo, il met d’abord au point un papier sensible à la lumière artificielle et cède son invention à Georges Eastman en 1899. En 1926, la bakélite tombe dans le domaine public. En 1939, Baekeland cède toutes ses parts au géant américain de la chimie Union Carbide. Il décèdera en 1944.
Dans le courant des années vingt, des sociétés licenciées pour la fabrication de la bakélite font leur apparition en Allemagne, au Japon ainsi qu’en France (à Montreuil puis à Bezons où elle fonctionne toujours !)

Types de bakélite :
Cette résine (matière plastique thermodurcissable) à laquelle Léo Baekeland va donner son nom est obtenue par chauffage de phénol, ou de crésol, en présence d’aldéhyde formique. Il existe trois types de bakélite :

 La bakélite " A ", matière visqueuse, soluble dans l’alcool et l’acétone ;

La bakélite " B ", obtenue après chauffage de la précédente, est une matière dure à froid, plastique à chaud ;

La bakélite " C ", obtenue après chauffage de la bakélite " B ", est insoluble dans les solvants et résistante à la chaleur.

 Utilisations :

 La bakélite a été utilisée tout d’abord pour ses qualités d’isolant électrique.
             Les objets peuvent être " bakélisés " par trempage dans la bakélite " A ". Ce procédé a été surtout mis en œuvre pour le carton afin de réaliser des matériaux isolants bon marché. A titre d’exemple, le carton "bakélisé" a été souvent utilisé pour constituer le dos des postes de radio.
             La bakélite en poudre, incorporée à d’autres produits, peut être moulée facilement. C’est sous cette forme qu’elle est utilisée pour la fabrication des carrosseries des postes TSF. Selon les additifs choisis par les constructeurs, la bakélite prend des teintes très variables mais elle est généralement limitée aux teintes foncées (noir, brun, bleu, rouge, vert) souvent unies, parfois marbrées ou chinées.
             La bakélite est une matière dure qui possède une très faible élasticité ; les fentes et les cassures sont malheureusement fréquentes.

On confond souvent la bakélite avec l’ébonite qui est un produit issu directement du caoutchouc, de couleur noire très cassant, utilisé comme isolant électrique et pour la fabrication des premiers disques.

Comment reconnaître la bakélite ? Critère absolu : frottée avec un tissu de laine, la bakélite dégage une odeur de phénol. Autre indices : matière dure sans élasticité, aspect de surface imperceptiblement rugueux (alors que les thermoplastiques sont parfaitement lisses.)

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